Une brise de dignité

Bienvenue 
Ici, les mots portent l'espoir, apaisent les cœurs et transmettent des valeurs profondes.

 

Plongez avec moi dans une exploration de la dignité humaine qui persiste, même face aux blessures, à travers une écriture inspirée du kasàlà, cet art oratoire africain qui célèbre la louange.

Toi, silhouette droite sur le bois des chemins,

Toi qui marches entre les arbres comme un secret que la forêt respecte,

Ollie, homme du calme, vêtu de nuit et de lumière.

 

Chapeau posé comme une couronne de sagesse,

Regard baissé, mais présence élevée,

Tu n’es pas caché, tu es concentré.

Tu n’es pas silencieux, tu es profond.

 

Doigt posé sur les lèvres,

Non pour fuir le monde,

Mais pour rappeler au vent que la dignité parle sans bruit.

 

Fils de la terre ferme,

Ami des dimanches paisibles,

Toi qui fais du simple un style

Et du calme une signature.

 

Ta veste est une armure douce,

Ton pas est stable comme le tronc des bouleaux derrière toi,

Et le soleil lui-même s’incline

Pour dessiner ton ombre avec respect.

 

Ô homme au chapeau noir,

Gardien du silence élégant,

Marcheur des sentiers intérieurs,

Que ta tranquillité soit une force

Et que ta présence soit un poème vivant.

 

Car tu n’es pas seulement dans une photo,

Tu es un instant debout,

Un souffle de paix dans un monde pressé,

Un dimanche incarné.

Articles à la Une

Travailleurs sociaux, ceux qui tiennent les vies quand le monde lâche

Écoutez

Approchez.

Laissez place.

 

Je parle pour celles et ceux

que le matin ne célèbre pas,

pour les corps qui se penchent

quand le monde se redresse pour lui-même.

 

Je parle pour les travailleuses et travailleurs sociaux,

arches discrètes sous le poids des existences,

dos courbés non par soumission,

mais par fidélité à l’humain.

 

Ô vous,

femmes et hommes aux mains ouvertes,

vous qui portez sans bruit

les fragments de vies fissurées,

vous qui recueillez ce que la société laisse tomber

en croyant que cela ne crie plus.

 

Vous êtes

les gardiens des seuils,

les veilleurs des heures creuses,

les traducteurs de la douleur muette.

Quand les portes se ferment,

vous restez.

 

Quand les dossiers s’empilent,

vous voyez encore des prénoms.

Quand la loi hésite,

vous maintenez la dignité debout.

Je vous nomme.

Je vous nomme

bâtisseurs d’équilibre,

réparateurs de liens,

porteurs de lenteur dans un monde pressé.

 

Vous connaissez

la fatigue qui n’a pas de congé,

les victoires trop petites pour les bilans,

les échecs qu’on vous fait porter seuls.

Vous connaissez

les regards qui demandent sans mots,

les silences plus lourds que les cris,

les histoires qu’on ne raconte qu’une fois

— et encore, à demi.

Vous êtes là

quand l’enfant n’a plus d’enfance,

quand la mère s’épuise à tenir,

quand l’homme s’effondre sans savoir comment demander.

Vous êtes là

non pour sauver,

mais pour empêcher la chute totale.

 

Ô beautés discrètes,

vos genoux plient

pour que d’autres puissent se relever.

Vos voix s’usent

pour que d’autres retrouvent la leur.

Vos journées s’étirent

dans l’invisible,

pendant que le monde applaudit ailleurs.

Mais sachez-le :

la société tient

par votre persévérance silencieuse.

Vous êtes

la patience incarnée,

la justice à hauteur d’homme,

la fraternité sans slogan.

Quand le pays doute de lui-même,

vous continuez de croire

qu’aucune vie n’est perdue d’avance.

Quand la nuit avance,

vous allumez de petites lumières

qui ne font pas la une,

mais empêchent l’obscurité d’être totale.

 

Je vous salue,

femmes et hommes de l’accompagnement,

vous qui donnez des places

là où il n’y avait plus que des marges.

Recevez ce kasàlà

comme on reçoit une reconnaissance tardive,

mais sincère.

 

Que vos noms résonnent

là où l’on n’applaudit pas,

que votre dignité soit dite

là où l’on se tait trop souvent.

Car tant que vous tenez,

le monde ne tombe pas tout à fait.

Et cela,

aucun indicateur ne le mesurera jamais.

Prenons le temps d'échanger

 

Prenez le temps de lire doucement, laissez chaque mot résonner en vous, et peut-être vous reconnaîtrez-vous dans une phrase ou même dans un silence.

 

Si cela vous parle, n’hésitez pas à engager la conversation partagez vos impressions, laissez un commentaire, ou faites découvrir un texte ou un article qui vous a touché.