Le Requiem du Kasàlà – Poèmes de mémoire, de pardon et de renaissance

Kasàlà de l’aube du livre

Écoutez,

vous qui marchez avec la mémoire sur l’épaule,

vous qui portez les noms des ancêtres dans la poitrine.

Demain,

le 08 janvier,

le livre se lèvera comme un soleil ancien.

Il ne vient pas pour dormir sur des étagères,

il vient pour réveiller.

Demain,

Le Requiem du Kasàlà – Poèmes de mémoire, de pardon et de renaissance

ouvrira ses paumes comme un tambour pour l’âme.

Livre-prière.

Livre-poème.

Livre-feu.

Il arrive pour ceux

qui ont appris à lire dans la poussière,

pour ceux qui ont grandi sans bibliothèques

mais avec des cicatrices pleines de phrases.

Ce livre parle la langue des absents.

Il appelle les morts par leur vrai nom

et rend aux vivants leur verticalité.

Kasàlà du pardon.

Kasàlà de la mémoire debout.

Kasàlà pour dire merci sans baisser les yeux.

À partir de demain, 08 janvier,

vous pourrez l’obtenir et le lire,

non pour le posséder,

mais pour le porter.

Lien direct vers le livre :

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Nouveauté Éditeurs – L’Harmattan :

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Car ce livre n’est pas un objet.

C’est une traversée.

C’est un pont.

C’est une respiration.

Approchez.

Le Kasàlà vous attend.

Et la mémoire aussi.

 


Remerciements

« À ceux qu’on ne voit pas, mais qui marchent encore,

aux esprits du vent qui portent nos paroles plus loin que nous,

à la terre qui écoute quand plus personne ne répond.

 

À l’amour, ce feu sans visage,

qui relie les vivants et les absents,

les rires d’hier et les promesses de demain.

À mes proches, ceux du sang, du cœur, du hasard :
vous êtes ma racine et ma route.

À mes amis éparpillés dans le monde,

qui m’ont offert leurs silences, leurs rires, leurs bras ouverts.

 

À ceux qui m’ont blessé,
car ils m’ont appris la patience et la clarté.

À ceux qui m’ont relevé,
car ils ont rendu mes pas plus doux.

 

À tout ce qui vit 

les arbres qui se penchent sans rompre,

les fleuves qui refusent l’oubli,

les enfants qui rient malgré la poussière.

 

Et à la vie elle-même,

pour ce souffle que je rends en musique, en mots, en feu doux,

comme un merci sans fin. »


PARTIE I — LE REQUIEM

Kasàlà de la mémoire et du pardon

LE PARDON

Ô Terre du Congo,
terre des rivières profondes et des plaies ouvertes,
nous venons, enfants des collines et des forêts,
porter la parole que nul n’a voulu entendre.

 

Depuis trente saisons de sang,
depuis trente ans où le soleil s’est voilé sur nos rivières,
le Congo pleure sans larmes,
le Congo parle sans voix,
le Congo meurt dans le silence du monde.

 

Nous disons : le Pardon.

Pas un mot de soumission,
mais un feu qui réclame la justice.

Le Pardon comme une offrande,
comme une prière dressée vers ceux qui ont vu et se sont tus.

 

Le Pardon à ceux qui ont foulé nos os
pour extraire la lumière de leurs machines.

Le Pardon à ceux qui ont bu le cuivre de nos veines
et oublié le nom de ceux qu’ils ont éteints.

Le Pardon à l’humanité,
parce que nous voulons que la mémoire soit plus forte que la vengeance.

 

Nous, peuple de chair et d’esprit,
peuple du Kivu et de l’Ituri,
de Beni, de Bunia, de Kisangani,
de Mbandaka, de Kasika, de Makobola,
de Goma, de Bukavu et de tant d’autres lieux
où le ciel s’est couvert de cendres,
nous disons : écoutez !

Le Congo n’est pas un cri perdu.
Le Congo est un testament debout.

 

Le Congo est la veine du monde,
et son sang appelle le monde à se reconnaître.

Reconnaissez nos morts sans noms,
nos villages sans voix,
nos mères enterrées dans la poussière du silence.

 

Reconnaissez, car le pardon ne peut fleurir
que sur la terre de la vérité.

Ô Nations, ô peuples qui prétendez la paix,
entendez le Congo :
nous ne venons pas pour maudire,
mais pour guérir la mémoire.

 

Nous voulons que la mort résonne dans la paix,
et que la paix résonne dans l’éternité.

Que nos morts deviennent semence,
que nos douleurs deviennent lumière,
et que de nos cicatrices naisse
le visage nouveau de l’humain.

 

Le Pardon !

Pour que la reconnaissance soit justice,
et que la justice soit amour.

Pour que les morts reposent enfin,
non dans l’oubli,
mais dans la paix éternelle
du monde réconcilié.

Une plume d'exception

Ce qui rend mes livres uniques

Mon écriture s’inspire du kasàlà, un style à la fois lyrique et incantatoire, souvent enraciné dans l’oralité.

Elle met en lumière la louange, la mémoire et la dignité humaine, qui sont au cœur de chaque mot.

 

Chaque ouvrage explore ces thèmes sous un angle unique, offrant une expérience de lecture riche, introspective et profondément transformatrice.

La dignité au cœur des paroles

 

Je veux que mes lecteurs referment mes livres avec une conviction profonde : la dignité humaine perdure, même au cœur des blessures les plus profondes.

Portée par une écriture imprégnée du kasàlà cet art oratoire africain de louange et de mémoire  j’espère qu’ils ressentiront le pouvoir des mots : celui de relever, d’apaiser et de transmettre.

 

Non pas pour effacer les épreuves, mais pour rappeler qu’il est toujours possible de se relever, de préserver la mémoire, et de transformer chaque traversée en un chemin porteur de sens.

 

Une immersion dans la littérature

 

Si mes livres étaient une expérience, ce serait une traversée.
Une traversée lente, où l’on chemine entre la mémoire et le présent, entre la blessure et la louange.

 

Ce serait une expérience de parole levée, inspirée par le kasàlà :
où l'on écoute les silences,
où l'on nomme les épreuves,
et où l'on célèbre ce qui résiste, ce qui demeure.

On n’en sort pas indemne, mais redressé, avec le sentiment profond d’avoir croisé des vies, entendu des voix, et peut-être, d’avoir découvert un peu plus de soi-même.